Biographie

Alain Clément, baryton

Le soprano devenu baryton… ou le parcours étonnant d’un ex-enfant à la voix d’or.
Adolescent, il fut la voix d’un célèbre Requiem de Fauré dirigé par Michel Corboz. Ensuite sa voix mua, la musique s’éloigna (jamais tout à fait: notre homme est fribourgeois…), il s’orienta vers une carrière juridique (et d’ailleurs il s’y adonne toujours, à temps partiel, dans les parages des institutions fédérales) et puis la musique revint.
Il partit alors à la reconquête de sa voix, devenue entre temps barytonnante (voir son cursus ci-dessous). L’homme est truculent, passionné de mille choses, des plus disert…, toujours avide de découvertes, amateur d’opéra comme du répertoire mélodique.
L’enseignement du chant lui prend aujourd’hui pas mal d’heures de son temps, peut-être pour que d’autres à leur tour aient leur vie changée par la musique…
Soliste-enfant du Requiem de Fauré enregistré sous la direction de Michel Corboz (Erato), Alain Clément obtient une virtuosité «Sumrna cum laude» au Conservatoire de Fribourg (Tiny Westendorp) et son Solistendiplom au Conservatoire de Lucerne (Frieder Lang). Il travaille avec Rachel Yakar et René Jacobs au Studio Opéra de Versailles. Il a déjà chanté, tant en Suisse qu’à l’étranger, les grandes oeuvres du répertoire, sous la direction de chefs comme Michel Corboz, André Charlet, Thüring Bräm, Pascal Mayer, Gabriel Garrido ou Laurent Gendre. Lauréat du Concours Othmar Schoeke, il se consacre régulièrement au récital avec Gregor Camenzind, Marc Pantillon, Dominique Schweitzer et Gérard Wyss. A l’opéra, signalons entre autres ses débuts au Festival de Lucerne avec le rôle du mari dans les Mamelles de Tirésias de Poulenc, l’Infedelta Delusa de Haydn et Melusina de Camille Kerger à Luxembourg. A Genève, il s’est fait remarquer dans le rôle de Sancio du Don Quichotte de Paisiello (Opéra de Chambre) et de Desengagrio dans la Purpura della Rosa de Tomas de Torrejon y Velasco (Grand Théâtre).